La Résistance
Mouvements de Résistance : apparus progressivement au cours de l'année 1941, aussi bien dans la zone occupée qu'en zone Sud, les divers mouvements structurés (" Combat ", " Franc-Tireur ", " Libération-Nord ", " Défense de la France ", " Témoignage chrétien ", etc.) font suite le plus souvent à des formes moins organisées de résistance, typiques de l'année 1940 (aide aux prisonniers de guerre, récupération d'armes, distribution de tracts).
Libération Nord : "c'est d'abord un journal clandestin, qui apparaît en décembre 1940, puis Libération-Nord se transforme en novembre 1941 en un mouvement de résistance.
Les initiateurs sont Christian Pineau et l'équipe du Manifeste des douze ; le mouvement veut représenter la SFIO clandestine ainsi que les mouvances syndicales CGT (non communiste) et CFTC. Dans l'ensemble, ce mouvement est surtout formé de socialistes.
En 1942, deux réseaux de résistance sont créés à partir de Libération-Nord, sous le contrôle du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) :
Résister sous l'occupation
- Phalanx, en zone sud, par Christian Pineau, puis Jean Cavaillès;
- Cohors-Asturies, en zone nord.
Début 1943, il commence à organiser des groupes armés, sous l'impulsion du philosophe Jean Cavaillès et du colonel Zarapoff. Représenté au Conseil national de la Résistance, où il relaie l'influence de la SFIO clandestine, le mouvement refuse en décembre 1943 de se joindre aux MUR.
Conseil National de la Résistance (CNR) : Créé le 27 mai 1943 le CNR entérine l'unification de la Résistance intérieure en rassemblant à la fois les principaux mouvements de Résistance (" Combat ", " Franc-Tireur ", " Libération Sud ", " Libération Nord ", le " Front national ", " Ceux de la Résistance ", " Ceux de la Libération " et l'Organisation civile et militaire) et les grandes tendances politiques d'avant-guerre de gauche et de droite, ainsi que deux syndicats (la CGT et la CFTC). D'abord présidé par Jean Moulin puis, après l'arrestation de ce dernier en juin 1943, par Georges Bidault, les différentes composantes du CNR élaborent un Programme d'Action de la Résistance (15 mars 1944) qui adopte " un plan d'action immédiate contre l'oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste. " Composition du CNR.
Mon père, Arsène Levallois, a été un des premiers à s'engager dans la Résistance à Vincennes.
Il a été l'un des fondateurs du groupe de résistance Libération Nord à Vincennes.

Arsène et la Résistance
Arsène était un militant de la SFIO avant la guerre.
Arsène à son retour, après quelques temps de réadaptation à sa vie civile et ayant fait le point sur la situation de sa famille, il décide, en 1942, de reprendre ses contacts avec ses amis militants du parti socialiste vincennois.
Il décide de créer et de coordonner le Groupe de Résistants de Vincennes et par la suite de se joindre au mouvement de Libération Nord.
C'est avec son ami Gaston Boetch, dit "Château", qu'il commença à recruter des volontaires.
Son épouse Marie-Louise et son fils Pierre furent, par conséquence, impliqués eux aussi dans cet engagement.
Marie-Louise et Pierre
Pierre a transporté des messages pendant la semaine d'insurrection. Il avait 16 ans.
Les fiches de renseignements
Je compte parmi les fiches de renseignements originales de 58 volontaires.
Tous ces volontaires communiquaient des renseignements sur ce qu'ils voyaient et entendaient sur Vincennes et notamment ce qui se passait dans le fort et le château de Vincennes occupé par les troupes allemandes, à leur responsable. Arsène et Gaston les collectaient et les transmettaient à leur contact du groupe Libération Nord.
Jusqu'au jour de la libération de Paris où des actions de déstabilisation de l'ennemi furent entreprises sur Vincennes.
Arsène a très peu communiqué auprès de nous ses enfants au sujet de cette période de clandestinité.
Après la guerre, Arsène recevait régulièrement ses amis les plus proches, anciens résistants. C'était plus particulièrement le dimanche. Après le repas, ils se remémoraient les actions menées. J'étais trop petit pour m'en souvenir et bien loin de leurs discussions.