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Arsène et Marie-Louise

Vous voici sur le site qui vous raconte une période de la vie d'Arsène et de Marie-Louise, mes parents. Cette période se situe durant la seconde guerre mondiale. Plus particulièrement entre 1940 et 1945.

Sur une idée de Jean, 😄 c'est moi, et à partir de mes souvenirs et de ceux de Pierre, mon frère ainé 😥. Ce site est tiré principalement d'un carnet de route écrit par Arsène, notre père 😴, lors de la période de 1940 et 1941.

Arsène est né en 1897. Marie-Louise est née en 1899.

Pierre a rédigé ses souvenirs sur l'Exode et le Retour d'Arsène.

Indications de l'auteur
Indications de l'auteur

Je m'appelle Jean, je suis le troisième fils d'Arsène et Marie-Louise, le benjamin, né en 1942. Pierre, est né en 1928, il est décédé en 2016, il est l'ainé des fils, et Jacques, né en 1931, est le second, il est décédé en 1990, le cadet.
J'ai réalisé ce site en fonction des dernières technologies d'Internet, afin qu'il puisse être lu indifféremment sur n'importe quel support. Ordinateur, Tablette, Smartphone. Bien sûr, ce site est perfectible, et je m'y emploie.

L'idée de ce site m'est venue quand après avoir rédigé la transcription du "Carnet de Route d'Arsène", j'ai estimé que cette période de la vie de mon père méritait d'être connus par tous les membres de notre famille, et autres personnes succeptibles d'être intéressées par ce témoignage. Quoiqu'il en soit j'ai dû ré-apprendre toutes les dernières technologies. Elles évoluent tellement vite.

A propos de L'auteur

Je m'appelle Jean, je suis le troisième fils d'Arsène et Marie-Louise, né en 1942. Pierre, est né en 1928, il est décédé en 2016, il est l'ainé des fils, et Jacques, né en 1931, est le second, il est décédé en 1990.
J'ai réalisé ce site en fonction des dernières technologies d'Internet, afin qu'il puisse être lu indifféremment sur n'importe quel support. Ordinateur, Tablette, Smartphone. Bien sûr, ce site est perfectible, et je m'y emploie.

L'idée de ce site m'est venue quand après avoir rédigé la transcription du "Carnet de Route d'Arsène", j'ai estimé que cette période de la vie de mon père méritait d'être connus par tous les membres de notre famille, et autres personnes succeptibles d'être intéressées par ce témoignage. Quoiqu'il en soit j'ai dû ré-apprendre toutes les dernières technologies. Elles évoluent tellement vite.

Prologue

Je trouvais mon père comme un homme tranquille. Lui et ma mère travaillaient dur pour subvenir aux besoins de la famille.
Aujourd'hui, je m'aperçois que mon père a toujours affronté les problèmes de son existence avec le plus de philosophie possible.

Arsène fut un humaniste, (selon une définition plus proche de ce qu'en dit : JP Sartre SARTRE, Nausée, 1938, p. 150).
Il savait écouter évitant d'être un moraliste et recherchant toujours selon son point de vue, la sociabilité et le rapprochement des individus. Il fut Citoyen du Monde, j'avais personnellement vue dans ma jeunesse sa carte d'identité de Citoyen du Monde. Elle a disparu aujourd'hui.
Malgré tout, sa vie le mena vers des situations difficiles. Il en eut bien des déceptions.

Marie-Louise a su trouver sa place dans le couple. Et après la guerre s'imposa comme celle qui trouva la force de faire vivre sa famille durant la longue absence d'Arsène et l'une des périodes les plus difficiles pour elle et d'autres.

Très tôt le matin, Arsène se levait pour aller cueillir des légumes, des fruits et surtout les fleurs qu'il cultivait pour aller avec ma mère les vendre aux marchés. Ceci six jours par semaine.
Les après-midi, ils rentraient pour lui aller s'occuper de ses plantations, pour elle s'occuper de la maison.
Moi, je suis Jean, le dernier né de la fratrie, je ne les voyais que très peu. Le matin pour le petit déjeuné que ma mère me faisait et le soir au dîner.

Je crois bien avoir été le casse-tête familial ! Coléreux dans mon enfance, né sur le tard, j’ai donné du fil à retordre à mes parents. Ma mère, pleine de tendresse (et d’un certain sens de la justice), m’appelait affectueusement « Mon sucré »… mais entre deux câlins, elle savait aussi distribuer quelques baffes pédagogiques quand il le fallait ! 😩
Je dois avouer que le déclic pour les études n’a pas été immédiat…

Pierre, l'ainé, quitta le foyer familial très tôt. Aussi son éloignement me fit le méconnaitre très longtemps.

Jacques, le benjamin, était très proche de moi. Nous nous entendions et estimions vraiment beaucoup. Je ne veux pas dire par là, qu'il n'y eut pas de tension entre nous, mais il s'occupait de moi pendant que mon égoïsme et mon sale caractère lui pourrissait souvent la vie. Le midi, je rentrais de l'école communale, Jacques du lycée horticole de Vincennes nos parents ne rentraient que tard du marché. Jacques s'employait à me faire manger.
Je trainais et le conduisais à bout de nerfs. Si bien, qu'il me disait : Tu veux la baffe avant ou après manger !!!.
Ainsi je savais à quoi m'en tenir.

Plus tard, je me suis assagi et notre relation devint beaucoup plus fraternelle et très proche.

😞 Mon parcours 😥

Après avoir eu le certificat d'études primaires, je n'ai pas été capable de finir ma formation en électrotechnique à Ferdinand de Lesseps.
Je n'étais pas assez concentré sur les études. Ce que je préférais, c'était les moments passés dans les ateliers de l'école.
Alors, pourquoi ai-je raté cette période de ma vie d'étudiant ?
Certainement une incompatibilité avec les méthodes d'enseignements des profs.
Pourtant, je ne rechignais pas sur le boulot.
J'allais volontairement le samedi matin me perfectionner dans les ateliers.
Mais certains profs me filaient des punitions du genre des dessins industriels à faire pour le lendemain, ça me prenait de longues heures le soir. Je ne me souviens pas vraiment quel était mon état d'esprit à l'époque. Je me vois me rebeller souvent contre certains des mes profs.
Alors, ma démotivation entraîna une sorte de désintéressement, un détachement,
et donc :

Viré !!!

Mon père ce brave homme me dit : Eh bien ! tu vas travailler avec nous (Mon père et mon frère Jacques). 😒 !!!???

Je poussais la tondeuse à gazon. Mon père comprit qu'il devait me trouver autre chose à faire. Mais quoi ! 😫 !!!??? 😓

Il me trouva une place comme aide-magasinier dans une entreprise grossiste de distribution de matériels électriques.
Un avantage toutefois, j'obtenais le matériel électrique à des prix tout à fait avantageux.

Durant cette période, mon père avait décidé de faire construire un petit immeuble de 3 étages à la place de la petite maison en bois où j'avais passé toute ma jeunesse.
Ce fut l'occasion de mettre à profit tout de que j'avais appris à l'école technique Ferdinand de Lesseps. Ma rupture avec cette école était plus due à une incompatibilité avec les professeurs qu'à mon manque de capacité.
Ainsi donc, j'ai installé notamment, toute l'électricité de l'immeuble, qu'un électricien ami de mon père est venue valider avant le raccordement des compteurs.
Je ne fus d'ailleurs pas le seul à faire des travaux sur cet immeuble, mon frère Jacques s'y activa pour faire les sols et autres travaux auquels j'ai aussi participé pour l'aider. J'avais 17 ans. 😊

Il était évident que je ne pouvais pas continuer ainsi. 🤔

A mes 18 ans, j'ai pu intégrer une formation à l'AFPA à Montreuil s/bois, de technicien en électromécanique. J'obtins le diplôme. 😀
Ainsi, je pus me faire embaucher comme agent technique de laboratoire d'essais à l'Alstom.

En mars 1962, le service militaire interrompit cette période. De la classe 62-1B, je fis mes classes au 93e régiment d'infanterie situé à Beynes.

En Juillet 62, j'ai rejoins, le 5e Régiment d'Infanterie. Basé près d'Oran, puis à Inkermann (aujourd'hui Oued Rhiou) près de Relizane (Algérie).
J'avais pu obtenir un poste au bureau du vaguemestre, lequel trop heureux d'être déchargé des tâches ennuyeuses pour lui me laissait gérer les mandats, dépôts et retraits et aller chaque jour chercher le courrier du régiment.

Il y eu en fin de cette année là, une épidémie de jaunisse (Ictère épidémique), dans le régiment. Je fus touché par cette maladie.
Conduis d'abord à l'hôpital d'Oran où je restai plusieurs semaines, je fus ensuite transféré dans l'hôpital militaire Bégin de Vincennes où je passais les fêtes de fin d'année.

Dix-huit mois après mon incorporation, à mon retour du service militaire, je repris mon travail au même endroit. Encouragé par mes collègues, je m'inscris aux cours du soir des Arts et Métiers ce qui me permit de me perfectionner. Je suivais les cours de mathématique générale et d'électricité.
Mais l'Alstom décida de démanager son usine de la rue Lecourbe dans le 15e pour s'installer dans une nouvelle usine à Saint-Quentin. C'était bien trop loin et long en temps de transport pour moi. Il me fallait déjà plus de 50 mn pour rejoindre mon boulot. Je ne souhaitais pas multiplier ce temps de transport. D'autant que 3 fois par semaine, après le boulot, je devais rejoindre le 151, Boulevard de l'Hôpital, où se trouvait l'amphi des Arts et Métiers et le samedi matin j'allais dans une école de Montreuil-sous-Bois qui servait de relai des cours des Arts et Métiers.
Je quittai donc l'Alstom.
Après quelques mois de chômage et des embauches qui ne me satisfaisaient pas. Je n'avais plus le moral, du coup, j'avais aussi stoppé mes cours du soir.😒
Enfin, après un concours d'entrée, j'ai pu intégré IBM France comme Inspecteur, (c'était le terme utilisé pour définir le métier des réparateurs de machines.)

J'ai été embauché dans cette entreprise en 1966. J'avais 24 ans.
J'étais Inspecteur (réparateur de machines à écrire et autres matériels), puis de calculatrices, et enfin d'ordinateurs. J'ai été formé à l'école de formation d'IBM à Paris 12e.
J'y ai appris l'électronique, la mécanique de précision, l'informatique et la programmation.

Je fis toute ma carrière dans cette entreprise. Je m'y sentais à mon aise. Toujours en contact avec les clients, nous étions responsable de leur satisfaction, et, un peu comme des artisans nous leur apportions notre compétence dans le matériel qu'ils utilisaient. Nous étions très souvent attendu comme le sauveur de leurs soucis. Il existait une bonne ambiance parmi le groupe d'inspecteurs.
Nous nous retrouvions généralement le midi au restaurant et nous échangions nos expériences. C'était finalement un très bon moyen de compléter et d'approfondir nos connaissances.

D'accord, les repas n'étaient pas des lieux tout le temps studieux, on "déconnait" aussi, bien évidemment, la détente était aussi nécessaire. 🎪 😏
Personnellement, quand j'étais au boulot, je ne quittais jamais un client tant que sa machine ne fut remise en ordre de marche. Je me rappelle être rentré certains soirs à la maison à près de 22 heures. Les heures supplémentaires n'étaient jamais comptabilisées. Nous avions une certaine liberté de récupérer en prévenant notre chef de groupe.

Il existait une certaine confiance entre lui et nous.

Mes compétences étaient reconnues. Souvent mes collègues me demandaient une assistance. Ainsi je fus nommé spécialiste du groupe. Je fus formateur au centre de formation des techniciens. Quelques temps après, je fus reconnus spécialiste national. Nommé cadre spécialiste.

Je fus aussi "Acheteur" en rejoignant un service qui venait d'être créé dans "l'Intégration de Système"

Quand j'ai quitté le "territoire" (terme utilisé dans l'entreprise pour définir la couverture des clients que nous avions en charge, ou encore "secteur") pour d'autres services se fut moins cool. J'étais dans un même lieu, en bureau, l'ambiance était bien différente. Toutefois, je m'y suis adapté.

Durant ma carrière dans cette entreprise, j'ai pu bénéficier de plusieurs stages de formation.

Autodidacte, je me suis réalisé dans la mécanique, l'électricité, l'électromécanique, l'électronique et l'informatique et aussi j'ai reçu une formation juridique de contrats. Je fus un spécialiste reconnu sur tous les matériels que j'ai pu connaître.
Dans ma carrière dans cette dernière entreprise, j'ai exercé plusieurs métiers. Ainsi je fus "Manager de Produits" (Product Manager), acheteur, éducateur, responsable de politique commerciale de l'offre des cours aux clients, rédacteur et responsable des contrats pour les fournisseurs et pour les clients, des procédures et de la mise en oeuvre de l'ISO 9000. Et, ingénieur conseil auprès des ingénieurs commerciaux des services de formations.

Je suis passé cadre relativement tôt. Après y avoir fait 5 métiers différents, je terminai ma carrière comme Cadre Consultant.